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De Marie à son père M. Martin - 31 décembre 1886.

 

de Marie à son père M. Martin 31 décembre 1886.

 

31 décembre

Mon petit Père chéri,

Je ne serai pas la dernière à venir te fêter. On ne cède pas ainsi son droit d’aînesse et « ta grande, ta première » ne t’a quitté, vois-tu, que pour te chérir davantage. Oh ! comme nous t’aimons, mon petit Père. Est-il un père sur la terre aimé autant que toi. Ah ! que Jésus réponde à l’amour (1v°) de tes enfants en te bénissant demain comme Il ne t’a jamais béni ! Toi qui lui donnes sans compter tout l’espoir de ta vieillesse, qu’Il fasse rayonner la joie sur ta vie. Mais la gloire est pour toi, la gloire qui ne passe pas, la seule véritable et précieuse. Oui mon Père bien-aimé, nous te glorifierons comme tu aimes à être glorifié en devenant des saintes. Pour toi je ne connais d’autres souhaits à adresser : le reste serait trop peu de chose (2 r°) et indigne de nous. Reste seulement bien longtemps encore avec tes enfants dont tu fais toute la joie; ta famille du Carmel, mon petit Père chéri, te retiendrait volontiers en ce triste monde aussi longtemps que le bon vieux Mathusalem. Mais non le bon Dieu aura pitié de nous tous avant cela et au Ciel nous fêterons ensemble un jour bienheureux et sans lendemain ! !

Ta fille aînée

Marie du Sacré-Cœur

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