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de Pauline (Agnès de Jésus) à son père M. Martin - 15 novembre 1888.

 

de Pauline (Agnès de Jésus) à son père M. Martin

            15 novembre 1888.

 

 

J. M. J. T.

Jésus !

Mon petit Père chéri,

15 Novembre 88

Tu es donc ressuscité ! Quel bonheur ! Soigne-toi bien pour ne plus jamais retomber malade. Que nous avons souffert depuis 15 jours ! (allusion à la rechute de M. Martin à Honfleur le 31 octobre, lors des adieux au P. Pichon).

Ah ! tu avais bien prédit que les événements étaient sur le point d'arriver. Les voilà les fameux événements !. . . Ils sont [1 v°] rudes ! Nous aurions préféré les 3 jours de ténèbres tant annoncés ! Mais le bon Dieu ne nous a pas fait choisir. . . Enfin la tempête est passée, quel orage. . . Maintenant nous bénissons la Providence qui nous a rendu notre Père tant aimé ! Au Carmel on a tant prié !. . . Notre Mère bien aimée surtout a pris une bien vive [2r°] part à notre peine elle a pleuré avec nous. C'est une Mère incomparable ! La bonne Mère Geneviève dans ses nuits d'insomnie disait quelquefois deux chapelets de suite pour son cher Papa Martin. Tout le monde à présent est en joie et en reconnaissance. . . Que Dieu est bon pour la petite famille des Buissonnets !

Adieu mon [2 v°] cher petit Père, surtout laisse-toi bien soigner. Car après cette maladie tu dois être bien affaibli.

Ton intrépide et ta bonne fille (Céline et Léonie) venaient à tour de rôle nous donner des nouvelles, elles continueront de nous passer le bulletin, attendu chaque jour avec impatience.

Reçois mon petit Père le plus affectueux baiser de ta petite perle

Sr Agnès de Jésus

r. c. ind.

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