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De M. Martin à sa femme - 8 octobre 1863.

De M. Martin à sa femme. 8 octobre 1863.

M. Martin est alors en voyage d'affaires, à Paris, pour le  point d'Alençon. 

 

Chère Amie,

Je ne pourrai arriver à Alençon que lundi; le temps me paraît long, il me tarde d'être près de toi.

Inutile de te dire que ta lettre m'a fait grand plaisir, sauf d'y voir que tu te fatiguais beaucoup trop. Ainsi, je te recommande bien le calme et la modération, dans le travail surtout. J'ai quelques commandes de la Compagnie Lyonnaise; encore une fois, ne te tourmente pas tant, nous arriverons, Dieu aidant, à faire une bonne petite maison.

J'ai eu le bonheur de communier à Notre-Dame des Victoires, qui est comme un petit paradis terrestre. J'ai aussi fait brûler un cierge à l'intention de toute la famille.

Je vous embrasse tous de cœur, en attendant le bonheur de vous être réuni.  J'espère que Marie et Pauline sont bien sages

Ton mari et vrai ami, qui t'aime pour la vie.