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De Louis Martin à sa fille Marie - 25 septembre 1885

 

De Louis Martin à sa fille Marie

Naples, 25 septembre 1885.

Ma chère grande,

Je viens de passer une très bonne matinée ; j’ai visité plusieurs églises magnifiques et toutes remplies de superbes mosaïques, c’est très beau et très riche.

Naples est une ville enchanteresse, mais on y est tourmenté par toutes sortes de solliciteurs. Les mouches même se mettent de la partie et c’est comme une petite persécution, mais nous sommes bien portants et je vois avec reconnaissance que Dieu continue à nous prodiguer ses bontés.

Nous avons visité hier Pompéi, c’est très intéressant, je te donnerai plus tard des détails.

Excuse-moi, je suis obligé de suivre Monsieur l’Abbé et je t’écris ces quelques lignes très à la hâte. C’est seulement pour vous faire plaisir et vous donner signe de vie. Tu dois t’en apercevoir. Bientôt, à Rome, je vous en écrirai plus long.

Allons, chères filles, soyez toujours ma joie et ma consolation sur la terre et continuez à bien servir le Seigneur ; il est si grand et admirable dans ses œuvres !

Adieu donc, chères enfants, mille remerciements pour les bonnes prières que l’on veut bien adresser pour les voyageurs.

Monsieur l’Abbé est là sur mon dos, et je suis forcé de finir.

Je vous embrasse bien de cœur.

 

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