Imprimer

De Louis Martin à ses cinq filles Marie/ Pauline/ Léonie/ Céline/ Thérèse - 25 novembre 1877

De Louis Martin à ses cinq filles Marie/ Pauline/ Léonie/ Céline/ Thérèse à Lisieux

Alençon, 25 novembre 1877.

 

Mes chères filles,

Aujourd’hui, dimanche, jour où je suis le moins occupé, je m’empresse de vous adresser quelques mots.

Jai hâte de vous rejoindre et je presse les ouvrières pour finir le point dAlençon que jai encore chez plusieurs assembleuses. Ainsi, jespère que jeudi, nous aurons le bonheur dêtre tous réunis pour ne plus nous quitter de sitôt.

Ma chère Marie, dis au « petit Paulin » que ses coquilles dor (servant pour ses miniatures) narriveront que mardi prochain, jen ai demandé trois au lieu de deux. Pour tes épingles, je crois quà Lisieux on aura cela plus facilement. La mousse dont tu me parles ne se trouve pas dans cette saison, mais nous tâcherons d’en avoir plus tard.

Mes enfants, soyez attentives à toutes les recommandations de votre oncle et de votre bonne tante ; vous savez les grands sacrifices que j’ai dû faire pour vous procurer le secours de leurs bons conseils, ne laissez donc pas échapper une seule occasion d’en profiter.

Toi, ma Marie, ma grande, ma première, tu sais combien je t’aime ; eh bien, continue à te dévouer de plus en plus pour tes sœurs, tâche qu’en te voyant, elles aient sous les yeux un bon modèle à imiter.

Dis à Léonie que, si elle continue à être tout à fait bonne fille, je lui donnerai certainement quelque chose qui lui fera plaisir pour le premier jour de l’an.

À Dieu, mes chères enfants, je vous presse toutes sur mon cœur comme je vous aime, et vous confie à votre sainte mère.

Retour à la liste des correspondants