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De l'abbé Maurice Barthélemy-Bellière à Mère Marie de Gonzague (extraits). 21 juillet 1897.

 

Langrune 21 Juillet 1897 Ma bien bonne et bien chère Mère,

(...) Attendez-vous, mère, mon sentiment d'après cette photo­graphie ? (photo de Thérèse n° 43) Je vous dirai seulement qu'il est tout conforme à  l'idée que j'ai de ma Sœur ; dans le détail je devais me tromper en animant les chères lettres de ma Sœur; mais dans l'ensemble j'avais estimé exactement. Le premier trait qui m'a frappé est celui de la candeur et de la simplicité que reflète tout le visage de la Sainte, s'alliant bien avec la flamme d'intelligence qui brille dans ses yeux - et aussi quel air de santé - qui pourrait croire à sa vue que la mort est toute prête à nous la ravir? Nous avons gagné quelque chose, c'est-à-dire plutôt, que Dieu a pris en pitié notre peine, puisqu'il nous la laisse encore quelque temps. En recevant cette dernière lettre, je me suis repris à espé­rer - il m'a semblé que cette congestion devait l'emporter tout d'un coup, mais que puisqu'elle vit encore, elle pourra peut-être nous rester même avec un poumon atrophié ou même épuisé, si l'autre demeure valide. Quelles combinaisons n'enfantent pas l'espérance et l'affection? (...)

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