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De sœur Costard à Céline - 27 mars 1890. Fragment

 

De sœur Costard à Céline. 27 mars 1890. Fragment

J'ai reçu votre lettre hier soir, trop tard pour y répondre. Votre excellent Père est à peu près comme vous
l'avez vu, mais ses jambes ne peuvent le porter. Monsieur Martin ne quitte point son lit. Si vous habitiez
un endroit isolé, je vous conseillerais de le prendre, car il n'est point difficile à soigner et ce serait une
consolation pour lui de se retrouver au milieu de vous.
Ce qui me porte à vous donner ce conseil, c'est que votre bon Père n'essaie même pas de se lever Il faut
que ses jambes soient bien prises pour qu'il tienne ainsi.
Nous nous unissons à vous pour la neuvaine et, chaque jour, je fais une petite-croix sur le front de notre
cher malade avec l'huile de la Ste Face.
Monsieur Martin a reçu les lettres de ses Carmélites et, en les lisant, il pleurait abondamment. C'est
vraiment touchant de voir l'affection de ce vénérable vieillard pour sa famille.

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