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De sœur Marie-Aloysia Vallée à Thérèse - 10 janvier 1881

De sœur Marie-Aloysia Vallée à Thérèse.
10 janvier 1881


V.+ J.
De notre Monastère du Mans 10 Janvier 1881.
Si ma petite Thérèse est contente d'écrire à sa tante du Mans, celle-ci ne l'est pas moins de lui
répondre, et le serait encore plus de pouvoir lui envoyer de jolies étrennes. Mais Pauline a dû vous
dire, chère petite, que cette tante-là était bien pauvre et qu'elle ne pouvait que prier pour ses nièces et
d'autant plus qu'elle les aime beaucoup.
C'est donc au bon Jésus que je demande pour vous, non plus de jolis jouets ni des bonbons, puisque
vous ne sauriez où les mettre, les deux souliers sont déjà pleins! Mais des grâces toutes particulières
qui vous fassent grandir « en âge et en sagesse» comme le divin Enfant.
Je sais d'ailleurs, par Pauline, que Thérèse est bien sage et bien obéissante, et qu'elle aime de tout son
cœur le bon Dieu et la Sainte Vierge. Je ne lui souhaite donc que de continuer et de rester toujours,
même en grandissant, une bonne petite fille, pour la consolation de son digne Père et de ses chères
grandes sœurs.
En attendant, ma Thérèse, je vous charge de mes tendresses pour Marie, Pauline, Léonie et Céline.
Vous allez donc les embrasser de ma part.
Continuez aussi, chère Enfant, de dire quelquefois au bon Dieu un petit mot pour cette tante que vous
ne connaissez pas et pour ses autres petits neveux, elle vous en sera bien reconnaissante.
Sr M. Aloysia

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