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22 octobre 1898

 

Mère Marguerite, Supérieure des Auxiliatrices de l’Immaculée Conception. (cousine des sœurs Martin du côté de Mme Martin).

J’ai reçu hier soir la vie de votre séraphique enfant, Sœur Thérèse de l’Enfant Jésus. Vous avouerai-je j’ai passé une grande partie de la nuit à la lire. Quelle belle vie ! On ne peut s’arracher de cette lecture : j’y suis revenue plusieurs fois depuis ce matin. Quelle belle âme ! Combien on voudrait se sentir plus généreux pour marcher sur ses traces ! Ce matin à l’oraison, je l’ai priée de m’offrir au bon Jésus comme une autre petite balle ou une toupie… Je serais heureuse d’avoir un second exemplaire que je compte offrir à notre chère Maîtresse des Novices pour sa fête. Elle pense avec moi que l’exemple de ces vertus religieuses pratiquées si simplement et si héroïquement par votre chère fille sera un parfum qui nous entraînera à sa suite vers le céleste Epoux de nos âmes.