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25 octobre 1898

 

Carmel de Gravigny

J’ai eu le bonheur de lire déjà une notable partie de cette délicieuse vie, et j’en suis absolument ravie. Oh ! que Dieu est donc puissant d’avoir créé et gardé pour lui seul un cœur comme celui de votre chère petite sœur. Quelle sainte aimable et charmante ! quelle vraie et grande sainte ! et en même temps quelle sainte imitable ! C’est ce qui charme le plus en elle, et ce qui me fait dire à chaque page ce que je n’oserais dire en lisant toute autre vie : « avec l’aide de Jésus et beaucoup d’abandon à sa divine volonté, ne pourrai-je donc pas un jour monter jusqu’où elle est montée ? »

Que vous êtes heureuse, ma Révérende Mère, d’avoir connu, d’avoir possédé cette belle âme ! Aujourd’hui, vous, sa Mère, vous à qui elle ne peut rien refuser, daignez lui demander que Jésus allume dans nos cœurs l’incendie d’amour pur, d’amour vrai, qu’il a allumé dans le sien, afin que, comme elle, nous puissions contribuer à la gloire de notre doux Sauveur et au salut des âmes.