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28 octobre 1898

 

Deslandes Jeanne Madame- Paris

Ma Révérende Mère,

Je suis profondément reconnaissante de votre précieux envoi, vous ne m’avez pas jugée indigne de lire cette admirable vie écrite par un ange qui a passé sur la terre pour aimer et souffrir. Nous nous sommes, à la lettre, passionnés tous les trois pour cette lecture, et depuis huit jours que nous possédons ce beau volume, nous passons nos soirées en union avec le Carmel de Lisieux. Nous ne savons ce que nous admirons le plus de l’âme de cette jeune sainte ou de celles qui l’ont entourée, élevée, formée… etc.

Ma pauvre belle-mère est morte trop tôt pour jouir de votre beau livre, elle en eût été enivrée, le mot n’est pas trop fort.