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29 octobre 1898

 

Carmel d’Annonay

Si vous saviez, ma Révérende Mère, combien la vie de votre chère enfant, Sœur Thérèse de l’Enfant Jésus, nous a embaumées ici ! Toutes se sentent un ardent désir de devenir moins indignes d’une telle sœur, et sûrement cette belle âme, vraiment angélique, entendra bien des prières ; c’est ainsi qu’après sa mort, comme elle le désirait, son apostolat deviendra plus étendu que pendant sa vie. Nous lui demandons bien ici que, du haut du ciel, elle travaille à embraser nos âmes de cet amour divin qui l’a consumée elle-même. Vous avez encore sur elle, ma bonne Mère, une certaine puissance pour lui exprimer vos désirs, veuillez lui recommander d’une manière toute particulière la Communauté d’Annonay qui a grand besoin de son intercession près de Notre Seigneur. Aussi vous comprenez ma reconnaissance pour l’envoi de ce volume, et il est sûr que je ferai tout mon possible pour faire connaître cette âme qui rendra meilleurs tous ceux qui l’approcheront.