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décembre 1898

 

Lecacheux, M. l’abbé, Pontorson

Ma Révérende Mère, Rien ne pouvait me faire un plus vif plaisir ni mieux me récompenser de mon dévouement pour le Carmel que cette charmante petite fleur cueillie dans votre solitude par notre bon Maître au cours de l’année dernière. Je me suis empressé de l’odorer depuis hier, avec un charme, une suavité qui m’a fait le plus grand bien et me laisse au cœur une confiance, une consolation, une action de grâces que je n’avais pas éprouvé depuis longtemps. Combien je bénis l’Auteur de tout bien de lui avoir inspiré les sentiments qu’elle manifeste pour les prêtres, hélas ! si à plaindre, dans le siècle de fer que nous traversons. Quelle douceur de penser que dans vos maisons le divin Maître vous inspire de nous aider à remplir un ministère si dénué de vraie consolation ! Cette lecture a ranimé ma foi, ma confiance et mon courage. J’aimerai à invoquer cette sainte enfant qui fut si généreuse dans un martyre d’amour qu’elle décrit avec tant d’abandon et d’innocente simplicité, sans la moindre recherche d’elle-même !