Réparer avec Jésus ! Souffrir avec Jésus ! Pieux exercices de l'heure sainte. Toutes les nuits du je
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Réparer avec Jésus ! Souffrir avec Jésus ! Pieux exercices de l'heure sainte. Toutes les nuits du jeudi au vendredi, je te ferai participer à cette mor­telle tristesse que j 'ai ressentie au jardin des Oliviers. – Tu m'accom­pagneras dans cette prière, tu te lèveras entre onze heures et minuit; et. tu demeureras prosternée avec moi pendant une heure la face contre terre.» ( Paroles de N S a la Bse Marguerite-Marie). L'agonie de Jésus au Jardin des Oliviers. Pour vous affectionner davantage à ce saint exercice, imaginez-vous que Notre-Seigneur vous ex­prime le même désir et vous fait la même demande qu'à sa servante, la Bse Marguerite-Marie, relativement à l'heure sainte et que ces paroles s'adressent à vous : « Toutes les nuits du jeudi au vendredi, je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j'ai bien voulu ressentir au jardin des Oliviers, et cette participation te réduira à une espèce d'agonie plus rude à supporter que la mort... Tu m'accompagneras dans cette humble prière que je présentai alors à mon Père parmi toutes mes an­goisses et, pour cela, tu te lèveras entre onze heures et minuit, et tu demeureras prosternée avec moi pendant une heure la face contre terre. Pour une âme qui aime vraiment N.-S. Jésus-Christ, cette invitation n'est-elle pas suffisante? Jésus désire, Jésus demande que je m'associe a sa douleur, à sa prière... Oui, Seigneur, j'irai et je vous suivrai, j'unirai mon humble prière à celles des âmes ferventes... Je l'u­nirai à celle de Marie, et à la vôtre, et je vous suivrai, Seigneur, partout où vous irez. Représentez-vous Jésus-Christ prosterné à terre, vous adressant ces paroles : « Mon âme est en proie à une tristesse mortelle. » L'un des plus puissants motifs qui puissent engager une âme chrétienne à embrasser la pratique de l'heure sainte est l'exemple de Notre-Seigneur. Quoi donc! le divin Sauveur a voulu pour moi éprouver un pareil tourment... Pour moi il a prié, il a souffert, il a été réduit à une tristesse mortelle, et je resterais étranger à ce mystère d'amour ! Oui, son exemple suffira à me faire estimer, aimer et embrasser ce saint exercice» Je veux, par cet acte de mortification, obtenir des grâces de conversion pour les pécheurs, et essayer de réparer tant d'heures mal employées!... La crainte, l'ennui, la désolation, ont fait irruption dans l'âme de Jésus-Christ : Il se met à genoux et se prosterne la face contre terre. Lutte terrible et doulou­reuse ! Celui qui avait jusqu'alors désiré l'heure de son sacrifice veut bien en éprouver une horrible répu­gnance et se montrer accessible à la crainte... Âme chrétienne, regardez votre Maître dans cette posture de suppliant. Que fait-il ?... Il offre sa prière et ses supplications à Celui qui peut le sauver de la mort... Il adressa à Dieu cette prière avec des gémissements, il l'accompagne de ses larmes... Admirez la bonté infinie du divin Rédempteur qui, pour notre consolation, a voulu éprouver toutes les ré­pugnances de la nature... Mon Père, que ce calice s'éloigne de moi...Que ces déchirements me soient épargnés... Que les rigueurs de votre justice, ô mon Père, ne s'exercent pas sur moi... Que les infortunés pécheurs se convertissent et qu'ils vivent !... Cette prière, Jésus la renouvelle dans les mêmes termes, et dans les mêmes sentiments pendant trois heures ; elle avait déjà duré une heure, quand Jésus alla visiter, la première fois, ses trois apôtres. Apprenons de ce mémorable exemple à persévérer dans la prière, malgré l'ennui, le dégoût, la sécheresse la souffrance, et, comme le divin Maître, ne cédons rien à la nature et persévérons dans la prière et dans la lutte.   Cette leçon de la prière persévérante, Jésus-Christ continue tous les jours à nous la donner au Saint Sacrement de l'Autel... Que fait-il dans les saints Tabernacles?... Sa prière y est continuelle, ou pour mieux dire, Jésus-Christ, sous les espèces eucharistiques, est lui- même une prière vivante, une supplication constante qui plaide continuellement notre cause devant Dieu,et qui le fait d'autant plus éloquemment, que là encore, il est extérieurement dans un état d'humiliation et une sorte d'anéantissement, et que son sacrifice s'y per­pétue réellement, quoique d'une manière non sanglante. Le laisserez-vous prier tout seul?... il s'occupe de vous, il pense à vous, il s'offre pour vous, et vous l'oublieriez?... h! Seigneur, j'ai honte de moi-même, je rougis de ma lâcheté ; je ne vais à la prière qu'avec dégoût, je prie peu, je prie mal, je me lasse bien vite de la prière, je ne sais pas combattre ma nature, faire vio­lence à mes inclinations..., non, je n'ai pas encore compris la nécessité de la prière humble, soumise, fervente ; de la prière courageuse, persévérante ; de la prière respectueuse et confiante; de la prière inspirée par l'amour de Dieu et le désir du salut des âmes. — Seigneur, enseignez-moi à prier, vous dirai-je avec les apôtres : Domine, doce nos orare. — Votre exemple sera le plus efficace de tous les enseignements et votre prière au jardin des Oliviers restera comme la plus éloquente leçon et le plus puissant encouragement que vous puissiez nous donner. / (R. P. Xav. Gautrelet.)

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