LA FIN DE L' EXIL.  Viens, ma fille, ne crains pas, la Croix t'a ouvert le Ciel.  Comme le Phénix, e
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la fin de l' exil. Viens, ma fille, ne crains pas, la Croix t'a ouvert le Ciel. Comme le Phénix, elle renaît de ses cendres. C'est-à-dire de ses humiliations, de ses anéantissements, de ses souffrances. Dites, Ame fidèle, le jour le plus beau de la vie, n'est-ce pas celui d'une sainte mort?


Marie: Viens, mon enfant bien-aimée, viens posséder ce Paradis qui a été ton espérance ... et qui va être ta demeure.... Les jours de l'épreuve sont passés, passés sans re­tour !! — Pour quelques larmes versées dans le silence de la soumission et de l'amour Pour quelques vains plaisirs sacrifiés aux saintes joies du recueillement et de la prière.... Pour quelques affections légitimes, immolées au désir de ne plaire qu'à Dieu seul... Pour quelques verres d'eau froide donnés en son Nom.... Pour quelques jours de travail et de souffrance, le Ciel t'est donné, ô ma fille chérie !... Le Ciel, avec son heureuse Éternité ! L'Ame: O ma Mère ! ma tendre Mère.... par qui tous les biens me sont venus, que vous êtes bonne et que vous êtes fidèle !!.. Vous daignez venir au-devant de votre pauvre servante, vous lui ouvrez vous-même la porte de ce Ciel tant désiré, que votre Sagesse maternelle lui a fait mériter.... — Vous me disiez de Croire..., aujourd'hui, je Vois... Je vois quelle grâce est celle de la souffrance,., quelle joie m'attendait au sommet du Calvaire.... quel bien vous me faisiez en m'animant aux sacrifices !.... O bonne croix, qui m'avez aidé à me détacher de tout, à me purifier de mes fautes, à m'enrichir pour l'Éternité que vous m'êtes précieuse en ce jour solen­nel! La Souffrance passe.... elle est déjà passée. Le Mérite d'avoir bien souffert reste, et forme ma couronne !... O sainte Mère, que pourrais-je vous rendre pour tant de bienfaits ! Que mon bonheur soit de vous bé­nir à jamais dans le sein de notre Dieu et d'y chanter avec vous le Magnificat éternel !

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